Lauréats Appel à Projets du FIM 2025
Camélia BENLABIOD
Signalisation oncogénique spécifique de MPLW515L : approche intégrée murine et humaine pour comprendre la progression des néoplasmes myéloprolifératifs
Notre projet cherche à comprendre comment une mutation du gène MPL, qui contrôle la production des plaquettes dans le sang, peut entraîner certaines maladies myéloprolifératives comme la thrombocytémie essentielle ou la myélofibrose. Cette mutation, appelée MPLW515L, rend le récepteur actif en permanence, ce qui provoque une production excessive de plaquettes et une fibrose de la moelle osseuse.
Nous utilisons un modèle de souris innovant qui reproduit fidèlement cette mutation et son impact sur les cellules souches du sang. Grâce à ce modèle et à des échantillons de patients porteurs de la même mutation, nous analysons comment la mutation modifie les signaux intracellulaires responsables de la maladie.
Les expériences incluent l’étude fine de l’hématopoïèse, le profilage des voies de signalisation et le test de molécules ciblant le récepteur MPL pour corriger ces dérèglements. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine des maladies du sang liées à MPL et à ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques plus sélectives. Le soutien du FIMBANK permettra de financer les analyses de signalisation, l’entretien du modèle murin et les consommables indispensables à la réussite du projet.
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Mathilde RUGGIU-GOIRAND
Impact de l’évaluation de la MRD (minimal residual disease) dans la myélofibrose après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques
Acronyme : MF ALLO MRD
La myélofibrose est une néoplasie myéloproliférative le plus souvent induite par une mutation des gènes JAK2, CALR ou MPL. Des mutations additionnelles, parfois associées à un pronostic défavorable peuvent y être associées. Malgré des avancées thérapeutiques récentes, le seul traitement curatif de la myélofibrose est l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques. Or, 10 à 30 % des patients rechutent après la greffe, ce qui rend nécessaire de développer des outils pour identifier ces patients en amont. Au vu de la littérature et de nos résultats préliminaires, la quantification de la maladie résiduelle en post-allogreffe semble une piste intéressante pour prédire les patients les plus à risque de rechute. Dans ce projet, nous voulons quantifier la persistance des mutations promotrices (JAK2, CALR ou MPL) ainsi que celle des mutations additionnelles par NGS et à analyser si cette maladie résiduelle est associée à un plus haut risque de rechute. C’est un projet rétrospectif non-interventionnel : seront inclus des patients greffés entre 2020 et 2024 et qui ont du matériel disponible au laboratoire pour réaliser les analyses moléculaires. Ce projet devrait permettre d’identifier des marqueurs précoces prédictif de la rechute qui permettront ensuite de déterminer une prise en charge adaptée chez les patients à haut risque.
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